La virtualisation du secteur médical, révolution du siècle?

La médecine a toujours été à la pointe de la recherche en ce qui concerne les technologies visant à améliorer la qualité des soins. Ainsi imaginer des gestes médicaux plus précis via l’assistance de machines est devenue une évidence et ces outils sont en pleine expansion. Pas de quoi alarmer les patients: le médecin restera maître des décisions cruciales.

En marge de l’intervention de Christopher Lund sur le même thème, nous avons posé quelques questions au Dr. Caecilia Charbonnier, la fondatrice, présidente et directrice de recherche d’Artanim à Meyrin.

Quels progrès notoires ont-il été faits, ces 5 dernières années, pour décider les hôpitaux à investir dans ces nouvelles technologies?

D’une manière générale, nous recherchons en médecine à trouver des solutions innovantes permettant d’améliorer la qualité des soins, ainsi que la précision de l’acte chirurgical. Dans ce cadre, les technologies de simulation 3D et de réalité virtuelle/augmentée ont un rôle à jouer. Nous avons accès de nos jours à une qualité d’images du patient (CT, IRM) qui nous permet de voir facilement les structures et les organes du patient sous tous les angles et avec une précision millimétrique. Il est alors possible de réaliser des reconstructions tridimensionnelles à partir de ces images et d’obtenir des modèles 3D des organes du patient. Grâce à la puissance de calculs et aux outils disponibles, nous pouvons ensuite évaluer ces structures en mouvements ou mieux planifier certaines chirurgies. Des vidéos l’illustrent fort bien sur notre site internet. Avec l’arrivée des casques de réalité virtuelle et/ ou augmentée (technologie qui existe depuis plus de 10 ans, mais qui n’était pas prête sur le plan technologique à l’époque), il est alors possible de définir de nouveaux modes de visualisation et d’interaction. Par exemple, pour l’enseignement: se retrouver à l’intérieur du corps du patient avec un casque de réalité virtuelle; pour la chirurgie: superposer les structures anatomiques du patient en temps réel sous forme d’hologrammes (réalité augmentée), afin de guider le geste chirurgical.

Selon vous, cette robotisation va-t-elle remplacer les chirurgiens ou les soignants de manière générale à l’avenir?

Le corps médical ne sera jamais remplacé, ces technologies ne serviront qu’à augmenter le geste et la vue du praticien. Nous aurons toujours besoin d’eux pour prendre les décisions stratégiques au moment où elles se présentent. Aucun ordinateur ne pourra les remplacer avant des décennies…

Cela aura-t-il selon vous un impact favorable sur les coûts de la santé?

Oui, car si nous arrivons à améliorer la prise en charge du patient, à mieux planifier et réaliser le traitement, nous pouvons prévoir des baisses de coûts considérables en frais d’hospitalisation et suivis de traitement. Car le patient se remettra plus vite et mieux (le traitement chirurgical étant réalisé avec une plus grande précision).

Comment s’y prendre pour générer la confiance des patients dans les machines?

La machine ne prendra pas le contrôle, mais assistera le médecin dans l’exécution de son geste. C’est lui qui gardera le contrôle. Dans ce cas, le patient devra toujours accorder sa confiance non pas à la machine, mais bien à son médecin.

Par Pamela Chiuppi

EPHJ / Le Quotidien du Salon

www.artanim.ch

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